BOOSTERBLOG

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# Posté le samedi 04 mars 2006 07:43

JOJOTATOUEUR

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BLOG D'UN FUTUR TATOUEUR!
VOUS Y DECOUVRIREZ QUELQUES UNS DE SES DESSINS DE TATTOO ET PORTRAITS!
PLEIN DE TALENT!

METTEZ LUI VOS COMMENTAIRES SUR SES DESSINS CA LUI FERA PLAISIR!!!

# Posté le samedi 04 mars 2006 07:56

LA PEAU ET LE TATOUAGE : QUESTIONS / REPONSES

Quel est le principe du tatouage ?

Il s'agit d'introduire dans la peau des matières colorantes (pigments) : la couleur ainsi introduite apparaît ensuite par “transparence” après cicatrisation de la plaie provoquée par le piquage.
La peau est composée de trois couches (épiderme, derme et hypoderme) : l'encre est déposée par l'aiguille au niveau des papilles dermiques, dans la partie supérieure du derme, juste en-dessous de l'épiderme. La profondeur de la piqûre varie en fonction des types de peaux et des parties du corps : entre 1 et 4 mm, les zones les plus “épaisses” se situant dans le dos.

Tous les types de peaux peuvent-ils être tatoués ?

A priori oui, du moment qu'elles ne sont allergiques à aucun produit[*] ou encre utilisés pour le tatouage. Il faut cependant savoir que le “rendu” des couleurs (dont le noir) varie selon la pigmentation naturelle de la peau : injustice épidermique, les peaux claires, plus fines et donc plus “transparentes”, donnent les tons les plus éclatants ; les peaux très foncées à noires quant à elles, sont généralement limitées à accueillir du noir, seule couleur qui “transparaît” à travers l'épiderme, plus épais. Par ailleurs, une peau trop foncée rend le tracé délicat, c'est un peu “comme faire un dessin au crayon noir sur une feuille noire, explique avec humour Fabrice [de Screaming Needle à Lyon].”

Les peaux "à problèmes" doivent susciter une attention particulière, voire une contre-indication au tatouage :
> acné. Une peau acnéique doit être traitée avant d'envisager un tatouage. A savoir qu'un traitement sous Roaccutane® assèche la peau, peut provoquer des démangeaisons, et ralentit la cicatrisation : le tatouage est déconseillé, sinon doit être suivi si possible par un dermatologue.
> psoriasis. Le tatouage représente un traumatisme pour la peau susceptible de révéler un psoriasis chez les personnes déjà atteintes. Dans la pratique, on observe peu de psoriasis persistant sur les tatouages s'il n'y a pas de lésion avant 6 semaines après le tatouage.
> eczéma. Un traitement sous cortisone doit proscrire absolument un tatouage. Il est nécessaire d'attendre plusieurs mois après la fin d'un traitement avant d'envisager un tatouage sur une zone qui n'a pas montré de signes d'eczéma.
> vitiligo. Lorsqu'on tatoue une plaque de vitiligo, les pigments du tatouage “virent”. Par ailleurs, le vitiligo est une maladie immunologique : le tatoueur, en piquant une personne atteine, risque fort de déclencher une poussée de vitiligo.

Précautions particulières
> grains de beauté. Ils ne doivent pas être tatoués (le tatoueur peut les contourner), parce qu'un tatouage pourrait gêner la surveillance de leur éventuelle évolution. Les tâches de rousseur, sans relief, ne présentent a priori aucun inconvénient médical à être piquées.
> cicatrices. Elles peuvent être tatouées si elles sont suffisamment anciennes (d'au moins un an). Les chéloïdes (hypertrophies cutanées qui se développent sur une cicatrice) contre-indiquent totalement le tatouage.

Les mains et les pieds

Les tatouages sur la plante des pieds, sous les orteils, sur la paume des mains et sur l'intérieur des doigts sont très difficiles à tatouer car la peau est très épaisse. De plus, ils ne tiennent généralement pas dans le temps car l'effet de transparence est quasiment nul et que la peau sur ces zones se renouvelle rapidement.

Bronzage
Evitez de bronzer votre peau au moins pendant un mois précédent une séance de tatouage : une peau récemment bronzée peut gêner le travail du tatoueur (peaux mortes qui apparaissent lors de l'encrage).


Comment un tatouage vieillit-il ?

La manière dont le motif a été piqué et la qualité de l'encre sont les premiers éléments déterminant la “durée de vie” du tatouage.

Le style du dessin est un autre élément : plus les traits sont fins, plus ils s'estomperont avec le temps ; les couleurs perdent inévitablement de leur éclat au bout de quelques années.
En dehors de toutes considérations artistiques et de goûts personnels, on peut dire que les pièces les plus “résistantes” au temps sont celles qui contiennent peu de détails, des traits épais, des lignes aérées, éventuellement de gros aplats de couleurs peu nuancées et correctement encrées. Les styles old et new school, par exemple, font partie de ce genre de tatouages...
Une petite pièce et/ou trop détaillée a de grandes chances de devenir une tâche baveuse... “C'est un frein énorme quand la pièce est trop petite, confirme Patrick Chaudesaigues de Brives. En peinture, un miniaturiste peut réussir, la toile ne bougera pas. En revanche, dans la peau, les risques sont plus élevés à cause d'un mauvais vieillissement des tissus.”

Le tatouage vieillit avec son support : la peau. Si celle-ci subit des dommages (cicatrices, brûlures, etc.), le tatouage aussi. C'est pourquoi les tatoués soucieux de préserver l'aspect de leurs tatouages évitent notamment de s'exposer au UV (et utilisent une protection solaire maximum). Un entretien de l'épiderme avec une crème hydratante peut être un plus, afin de retarder le vieillissement de la peau et ce qui va avec : rides, vergetures, etc....
La peau peut également bouger en cas de variations conséquentes de poids (amaigrissement, prise de poids, grossesse, prise de masse importante, etc.). Le futur tatoué peut utilement tenir compte de ce paramètre s'il envisage un amaigrissement ou une prise de masse équivalent à 15-20 kilos...
A noter que certains types de motifs “supportent” mieux les déformations que d'autres (exemple : tribal versus portrait).
A savoir enfin qu'un vieux tatouage peut la plupart du temps être “retouché”, voire recouvert si besoin.

# Posté le samedi 04 mars 2006 08:06

LA DOULEUR

Mal... comment ?

“Le tatouage, ça fait moins mal qu'on pense et beaucoup plus qu'on l'imagine. En fait, ce que tu ressens, ça correspond au martèlement d'un stylo à pointe fine s'enfonçant à toute vitesse dans la chair. C'est le principe de la machine à coudre. Il y a des zones supportables et d'autres où tu fais moins le malin.”

[Extrait du spectacle “L'homme tatoué” de Pascal Tourain, texte paru aux éditions du Yunnan, 2004]


Partie intégrante du tatouage

Pour certains, la douleur revêt un caractère rituel. De là à prétendre que cette douleur est recherchée et apporte du plaisir à la personne qui s'y soumet... cette attitude sado/maso existe peut-être mais ne concerne qu'une infime part des tatoués !
La plupart des candidats au tatouage estiment simplement que se faire tatouer étant un acte volontaire, la douleur n'est pas “subie” de la même manière que si l'effraction cutanée n'était pas choisie... “Sentir” le tatouage fait partie de la démarche... Supprimer la douleur revient à banaliser l'acte...

“Un tatouage, ça se mérite. Indolore, ça reviendrait, si t'étais alpiniste, à te faire poser en hélicoptère sur le sommet de l'Himalaya pour planter ton petit drapeau sans que tu aies eu l'escalade à effectuer. Où serait le plaisir ? [...] C'est une épreuve initiatique non pas que tu t'infliges mais que tu t'offres.”
[Extrait du spectacle “L'homme tatoué” de Pascal Tourain, texte paru aux éditions du Yunnan, 2004]

Il semble plutôt que chaque candidat au tatouage tâche de relativiser la douleur perçue à sa façon : c'est plus “désagréable” que franchement et systématiquement “douloureux”, c'est une épreuve nécessaire pour mériter le tatouage, la douleur renforce le souvenir de la marque...

“La douleur est une sensation désagréable, associant des expériences émotionnelles, physiques et psychologiques. Elle dépend de la stimulation et de la façon dont on l'interprète, en fonction d'une humeur et des expériences antérieures.”
[Citation du Docteur Boulu - neurologue - reprise dans Tatouage Magazine]

Ses mécanismes ne sont que partiellement expliqués par la science. Une certitude cependant : nous ne sommes pas égaux face à la douleur.
Lors du premier tatouage, on accumule un certain stress et la surprise de la sensation... C'est alors souvent le début d'une longue série, où chacun gère la douleur à sa façon... ou bien c'est le dernier et plus jamais on ne voudra revivre ce “mauvais moment” !


Bien vivre la douleur

Il existe quelques traitements médicamenteux, mais rappelez-vous que la plupart d'entre eux doivent être utilisés sous contrôle médical. Je pense notamment à l'Emla® (crème ou patch), utilisé -en France- par certains tatoueurs... Il s'agit d'un anesthésique local, délivré sur ordonnance. Le recours à un tel produit est à déconseiller pour plusieurs raisons :

> il est conçu essentiellement en prévention de la douleur pour des actes tels que prise de sang, piqûre, pose d'un cathéter, ou actes chirurgicaux superficiels, donc pour des surfaces le plus souvent très réduites (moins de 10 cm2) et ne doit pas être utilisé pour des grandes pièces ;

> hors du contexte médical, son utilisation est fastidieuse : la crème doit être appliquée 1 heure avant l'acte, l'effet anesthésique étant “optimal” 2 heures après l'application. Au-delà l'effet diminue et disparait 4 heures après l'application. Ces durées varient bien entendu en fonction de la dose appliquée et de l'épaisseur de la peau. Et lorsque l'effet anesthésique disparait... la peau devient encore plus sensible ;

> il est indispensable de bien connaitre les contre-indications, les précautions d'emploi, les interactions médicamenteuses, ainsi que les risques en cas de surdosage ;

> plusieurs tatoueurs ont constaté une nette modification de la peau, occasionnant une gêne pour leur travail, et des conséquences non négligeables sur l'aspect des couleurs après cicatrisation...

L'homéopathie peut éventuellement constituer un bon compromis. Dans des cas rares et extrêmes (séances de plusieurs heures de travail), il arrive que des tatoueurs aient recours à la morphine : mais en aucun cas ce n'est à lui de procéder au dosage et à l'injection ou l'ingestion !!! (cela relèverait de l'exercice illégal de la médecine... ou du trafic de stupéfiant).

Le meilleur remède reste le mental. Un moyen de limiter la douleur consiste à maintenir ses muscles entièrement détendus tout au long de l'exécution. Le stress individuel exerce par ailleurs une grande influence, tant sur la douleur que sur la facilité de prise de la couleur durant la réalisation du travail. Mieux vaut donc éviter de se faire tatouer en période de nervosité extrême.
Dès le soir précédent la séance, ni aspirine, ni alcool : ces derniers fluidifient le sang et accentuent le saignement de la zone à tatouer... Ce n'est pas forcément douloureux mais cela peut gêner le travail du tatoueur... Par extension, ne prenez aucune substance psychotrope (médicaments, drogues douces ou autres), tout simplement pour être parfaitement clair pendant la séance...

A l'attention des novices, sachez que le tatouage par un dermographe (le plus répandu) est bien moins douloureux que le piquage manuel, qui suscite encore - à nouveau ? - l'intérêt d'un nombre important de tatoueurs et de tatoués de tous les continents. Les séances de tatouage “à la main”, spectaculaires, intriguent et fascinent toujours, mais sont particulièrement longues et douloureuses...
Dans le cas du dermographe, la douleur, intense dès les premiers coups d'aiguilles, s'atténue au bout de quelques minutes grâce à votre endorphine - substance sécrétée par le cerveau et présentant les propriétés antalgiques de la morphine -, pour redevenir assez insupportable si la séance dure plus de 3 ou 4 heures...

# Posté le samedi 04 mars 2006 08:19

LA MOTIVATION

Les différentes raisons ou motivations qui ont amené des hommes et des femmes à se faire encrer de manière définitive des signes sur la peau sont nombreuses, complexes et dépendent du contexte culturel

Par hypothèse, le tatouage a d'abord constitué, pour les hommes de l'ère préhistorique, un lien concret et inaltérable avec les puissances extérieures. A priori, ce lien l'aidait à affronter les multiples dangers qu'il rencontrait... Ce type de rapport, “tatouage-protection”, a toujours existé et se retrouve de nos jours dans de nombreuses populations qui souhaitent ainsi se préserver des fléaux tels que la maladie, la mort, et tout élément de l'adversité. Par extension, certains signes, associés à un emplacement particulier du corps, ont un pouvoir préventif, voire thérapeutique : par exemple, les tatouages aux articulations pour les arthroses...

Par tradition ancestrale, ou par rituel de groupe social ou de corporation professionnelle, les signes sur la peau désignent un clan, une tribu : leur réalisation devient un rite d'initiation ou d'intégration. C'est le passage d'un état à un autre, une étape de la vie. Le tatouage tribal est, à l'origine, imposé dès l'enfance ou l'adolescence, et permet à l'individu d'être admis dans la société ou dans un groupe particulier. Le refus de sacrifier à ce rituel met d'ailleurs souvent ce même individu au ban de la société qui impose ces signes.

“Il fallait être peint pour être homme, [...] celui qui restait à l'état de nature ne se distinguait pas de la brute.”
[Claude Levi-Strauss, lu dans “Le vêtement incarné”, de France Borel]


Plus près de nous, le sens s'inverse : le tatouage devient une manifestation antisociale, un moyen de montrer sa différence. C'est un défi social : les tatoués se marginalisent volontairement par leurs tatouages... A noter cependant qu'une époque, révolue semble-t-il, usait de la pratique du tatouage comme moyen de marquer, contre leur volonté, ses bannis : les fugitifs repris étaient ainsi marqués, les prostituées portaient les signes de propriété de leur souteneur...

La symbolique du tatouage est aujourd'hui très présente dans les sociétés occidentales : on se fait tatouer pour conserver un souvenir, rendre un hommage, jurer un sentiment amoureux, signifier une connotation érotique, représenter un état d'âme, une pensée, un mode de vie...

Enfin, la motivation esthétique, liée ou non à un phénomène de mode, a nettement contribué à l'essor du tatouage tel qu'on le connaît aujourd'hui : plus de 1000 échoppes professionnelles en France, créées en l'espace d'un petit demi-siècle ! Le dessin sur la peau devient ornement, bijou, parure, masque,... Seul le rendu visuel compte :
"Le tatouage est maintenant suffisamment évolué et sophistiqué pour être simplement beau."


Sa valeur tient parfois à la douleur liée à son accomplissement, ainsi qu'à son caractère immuable, ou à l'artiste qui a exécuté l'oeuvre, en fonction de son expérience et de sa notoriété...
Il existe donc des différences d'expression fondamentales, mais des similitudes existent également entre les représentations choisies par des populations éloignées culturellement, géographiquement et historiquement. Le tatouage est en ce sens universel...
Exit la manifestation antisociale ou l'appartenance à un groupe... On se marque pour se démarquer, s'individualiser et se parer :
“Mais, pirouette de l'histoire en forme de retour aux sources, l'appropriation de ces différentes cultures - pour n'en fonder plus qu'une, celle du tatouage -, loin d'isoler l'individu le rattache à un nouveau groupe... celui des tatoués.”
[Edito Tatouage Magazine n°14]

Enfin... la symbolique a nettement laissé place à un art véritablement à part entière, domaine où les “styles” traditionnels autant que nouveaux attirent de nouveaux adeptes du tatouage.

"le tatouage c'est surtout de l'art, brut, vivant, dangereux et puissant."

# Posté le samedi 04 mars 2006 14:09